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Affaire Hamraoui : Diallo lâche ses vérités

Affaire Hamraoui : Diallo lâche ses vérités

Alors qu’elle est lourdement soupçonnée d’avoir été à l’origine de l’agression dont a été victime Kheïra Hamraoui en novembre dernier, Aminata Diallo se défend des accusations portées contre elles.

Mise en examen pour « violences aggravées » et « association de malfaiteurs » dans le cadre de l’enquête sur l’agression de Kheira Hamraoui en novembre 2021, incarcérée, libérée puis placée sous contrôle judiciaire le mois dernier, Aminata Diallo a décidé de prendre la parole. L’ex-joueuse du PSG a en effet accordé deux longues interviews, notamment à RMC Sport. Un entretien au cours du quelle l’Iséroise a livré sa version des faits.

La milieu de terrain a tout d’abord démonté l’argument selon lequel elle avait voulu déposer Sakina Karchaoui, qui l’accompagnait avec Kheira Hamraoui au retour d’un dîner de cohésion organisé par le PSG. « Au moment où on arrive à Chatou, je dépose en premier lieu Sakina Karchaoui. J’ai vu qu’on avait dit que j’avais insisté pour la déposer en première et c’est sous-entendre du coup pour pouvoir me retrouver toute seule avec Madame Hamraoui, a-t-elle confié. C’est faux puisque Sakina Karchaoui elle-même lors de son audition auprès des enquêteurs indique que c’est elle qui m’a demandé de la déposer en première pour pouvoir regarder la seconde mi-temps du match OM-Lazio en Ligue Europa. Donc je n’ai pas insisté pour déposer Sakina Karchaoui. Je l’ai fait tout naturellement à sa demande. Et puis parce que dans Waze j’avais mis l’adresse de Sakina Karchaoui. L’adresse que j’avais mise à l’aller donc c’était la première adresse. Voilà pourquoi je l’ai mise au retour. »

De même, Aminata Diallo réfute l’idée qu’elle ait volontairement roulé à faible allure. « C’était une rue un peu étroite, pas grandement étroite mais étroite quand même, où il y avait des voitures garées à droite et à gauche en zigzag. Je roulais dans une allure normale pour cette rue-là en fait. Je ne pouvais pas rouler très vite mais je ne roulais pas très doucement », a-t-elle assuré avant de livrer sa version de l’agression.

J’ai été molestée

« On est en pleine nuit à ce moment-là. C’est une rue qui n’est pas éclairée. Et euh… si mes souvenirs sont bons, on arrive à hauteur d’un camion, d’un camion blanc où les agresseurs semblaient être cachés derrière, s’est-elle remémorée. Ils apparaissent d’un coup au niveau de mon capot. Ils ont commencé à taper sur mon capot. Cela est allé très très vite. A tout casser, 30 ou 40 secondes. L’un est venu de mon côté, l’autre est allé du côté de Kheira Hamraoui. Ils ont ouvert les portières. Je ne sais plus s’ils nous ont demandé de les ouvrir ou quoi mais ils ont ouvert les portières. Celui qui a été de mon côté m’a molesté. Euh… on oublie aussi de le dire. Il m’a insulté et essayé de me dire qu’il fallait que je lui donne de l’argent.»

« De l’autre côté Kheira est sortie de la voiture. Je pense que c’est l’agresseur qui l’a tirée et lui a effectivement adressé des coups de barre, a-t-elle poursuivi. Je l’entendais crier et je crois qu’ils ont vu une lumière. Quelque chose, une lumière ou une voiture, qui les a fait fuir. Ils sont partis en courant, cela a été très rapide. A ce moment-là Kheira s’est relevée très rapidement et est rentrée dans ma voiture. Elle avait la main en sang et elle criait de douleur. »  

Pauline Schmitt

Written by Pauline Schmitt

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