Christophe Gleizes condamné à 7 ans de prison en Algérie : une atteinte aux droits d’informer
Le journaliste sportif français Christophe Gleizes, âgé de 36 ans, a été condamné à sept ans de prison ferme en Algérie le samedi 29 juin. Cette sentence sévère pour des charges qualifiées de « terribles » par Reporters Sans Frontières (RSF) suscite indignation et inquiétude. Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF, s’insurge : « Comment être condamné pour apologie du terrorisme quand on fait un reportage sur le football ? ». Elle dénonce une situation « inacceptable » et un verdict ressenti comme un véritable « coup de massue », surtout face au « manque d’éléments » dans le dossier.
RSF se mobilise pour sa libération
Depuis son arrestation le 28 mai 2024, Christophe Gleizes bénéficie du soutien indéfectible de RSF. Avant même la condamnation, l’ONG espérait voir la justice algérienne relaxer le journaliste. « Il faut remonter à plus de dix ans pour voir un journaliste français condamné à l’étranger pour une telle peine », rappelle Bocandé. Dès que cette décision a été rendue publique, RSF a intensifié ses efforts en lançant une pétition qui a rapidement recueilli plus de 4 000 signatures en moins d’une journée. L’objectif est clair : exercer une pression massive sur les autorités françaises et algériennes afin d’obtenir sa libération.
Faire face à un climat répressif
Cette affaire met en lumière la répression croissante envers les journalistes opérant en Algérie. Le cadre politique y est décrit comme particulièrement tendu par RSF qui souligne que « les journalistes sont régulièrement emprisonnés ou poursuivis ». Ces pressions proviennent majoritairement de la présidence algérienne elle-même. En conséquence, l’Algérie se classe tristement 126ème sur 180 dans le classement mondial 2025 concernant la liberté de presse.
Tensions diplomatiques entre Paris et Alger
La condamnation exemplaire infligée à Christophe Gleizes ne fait qu’exacerber les tensions diplomatiques déjà présentes entre la France et l’Algérie. Ce verdict pourrait bien être symptomatique des relations actuelles entre ces deux nations pourtant historiquement liées. Les autorités françaises vont-elles pouvoir peser suffisamment sur leurs homologues algériens pour permettre au reporter français d’être libéré ?

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