Bruno Genesio refuse d'accabler ses joueurs avant d'affronter Le Havre : son message clair

Bruno Genesio refuse d’accabler ses joueurs avant d’affronter Le Havre : son message clair

L’Olympique de Marseille affiche toujours un compteur à 0 en Ligue Europa, mais le club a repris des couleurs en championnat depuis la trêve internationale, avec deux succès consécutifs face à Troyes (0-2) et Angers (2-5). Seul face aux journalistes samedi, Bruno Genesio a refusé d’accabler ses joueurs et s’est interrogé sur sa propre part de responsabilité.

Bruno Genesio s’interroge sur son message

Le technicien marseillais a expliqué que, lorsque les comportements d’une équipe fluctuent d’un match à l’autre ou d’une mi-temps à l’autre, le coach est dans l’obligation de se remettre en question. « Ça serait tellement simple de rejeter la faute sur les cadres, les jeunes, sur les changements… Je dois aussi assumer ma responsabilité », a-t-il reconnu. Il a ajouté : « Si ces matchs n’ont pas été abordés comme ils devaient l’être, c’est peut-être que mon message n’est pas passé. Le premier qui doit se remettre en question dans l’approche des matchs de Coupe d’Europe, c’est moi. »

Dans ses réponses suivantes, Bruno Genesio, âgé de 60 ans, a détaillé cette démarche : « C’est notre métier, la remise en question. C’est ma façon de voir le métier. Je sens que ce groupe a des moyens. On a montré qu’on pouvait rebondir. C’est mon devoir de me poser des questions pour voir ce que l’on peut améliorer techniquement et tactiquement. On a perdu trop de ballons dans des zones importantes. On s’interroge sur le message et nos choix. Ça fait partie de notre job. »

Malgré la position de lanterne rouge du Havre, il a appelé à ne pas sous-estimer son adversaire de dimanche. Selon lui, le championnat compte trois catégories d’équipes : celles qui ont plus de points qu’elles ne le méritent, celles qui ont les points qu’elles méritent et celles qui n’ont pas assez de points par rapport à ce qu’elles produisent. « Le Havre fait partie de celles-là. C’est une équipe qui presse beaucoup, se crée beaucoup d’occasions. C’est une équipe qui n’est pas à sa place. Nous ? On a le nombre de points que l’on mérite. »

Reste à vérifier si le proverbe « jamais deux sans trois » s’appliquera aux Marseillais dimanche.

Written by Jérome Zenou

Journaliste sportif avec un faible assumé pour les tribunes du Parc des Princes, je vis et respire football. Entre analyses tactiques et frissons de dernière minute, je décrypte chaque match comme un roman haletant. Fidèle supporter du PSG, je garde pourtant l’œil objectif pour raconter le football dans toute sa vérité, des terrains boueux de district aux lumières de la Ligue des champions.

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