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Catastrophe annoncée pour le PSG

Catastrophe annoncée pour le PSG

Le PSG envisage très sérieusement de quitter le Parc des Princes. Jean-Claude Blanc tire la sonnette d’alarme.

Les récentes déclarations de Nasser Al-Khelaïfi et du PDG du nouvel actionnaire du club de la capitale, Arctos Partners, ne laissent que peu de place au doute: le PSG cherche bel et bien une alternative au Parc des Princes, dans l’impasse quant à ses discussions avec la mairie de Paris, qui refuse de vendre l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud. Les pistes potentielles mènent les Qatariens en banlieue – une option que redoute un ancien homme fort du club.

Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, l’ancien directeur général Jean-Claude Blanc, aujourd’hui DG d’Ineos Sport, met en garde ses anciens employeurs. « La clé, c’est la qualité d’expérience pour les fans. Il faut avoir le courage d’investir dans des infrastructures plutôt que dans des joueurs. Ça crée des revenus supplémentaires qui permettent de réinvestir dans le talent », insiste-t-il d’emblée.

La folie des grandeurs

Et de développer son propos: « Cela commence au moment où il (le supporter, ndlr) télécharge son billet sur son téléphone, elle se poursuit à l’arrivée dans l’enceinte et se termine au retour chez soi. Donc il faut être sûr que ça ne devienne pas une aventure d’y aller. La règle que je fixe toujours à mes équipes est celle-ci: on ne cherche pas comment remplir le stade pour un Juve-Milan mais pour la venue de Lecce un mercredi soir par zéro degré. »

Sortir le PSG de Paris constitue donc un pari des plus risqué. « Si le fan qui a acheté son billet ou un abonnement hésite parce qu’il a trente minutes de transport, on risque le no show. Et un siège vide, même payé, c’est un échec », martèle Jean-Claude Blanc. Voir trop grand n’est du reste pas souhaitable selon celui qui, lors de son passage à la Juve, avait pris la décision de limiter à 41 500 places le nouveau stade turinois. « On aurait pu construire un stade plus grand. Mais la moyenne de fréquentation de l’ancien était de 35 000 spectateurs. Pourquoi viser 60 000 ? Ce qui coûte le plus cher à construire, c’est la dernière place, tout en haut, et c’est celle la moins chère à la vente, démontre-t-il. Il faut trouver la bonne jauge pour délivrer la bonne expérience de proximité et magnifier le spectacle sportif. »

Pauline Schmitt

Written by Pauline Schmitt

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