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Grosse polémique pour le PSG

Grosse polémique pour le PSG

Ancienne légende du PSG, Luis Fernandez a fustigé le manque de considération du club de la capitale à son égard.

Joueur et entraîneur du PSG, Luis Fernandez a laissé une trace indélébile dans l’histoire des Rouge et Bleu. Parmi les principaux artisans du premier titre de champion de France décroché par le club de la capitale en 1986, l’ancien milieu de terrain était également sur le banc parisien lorsque le PSG a remporté sa première (et seule)  Coupe d’Europe, la Coupe des vainqueurs de Coupe en 1996. De quoi en faire l’un des personnages les plus emblématiques du club et bien mériter quelques égards.

Récemment élevé au grande de Chevalier de la Légion d’honneur, Luis Fernandez espérait ainsi recevoir sa décoration sur la pelouse du Parc des Princes. « C’était l’endroit idéal », a-t-il soufflé dans les colonnes du Parisien. Las, les dirigeants parisiens ne semblaient pas du même avis et les discussions n’ont pu aboutir. C’est donc à l’Hôtel de Ville de Paris que le natif de Tenerife recevra sa distinction des mains de son ancien partenaire chez les Bleus, Michel Platini.

Au PSG, la reconnaissance des anciens n’existe pas

« J’imaginais une estrade pour remercier le public », a-t-il confié, amer, expliquant que cette cérémonie aurait pu être l’occasion de mettre en lumière d’autres anciennes gloires du club, à l’instar de Raï, Bathenay, Rocheteau, Dahleb, Susic ou Jean-Marc Pilorget, recordman du nombre de matchs joués pour le PSG avec 435 rencontres. Ce refus des dirigeants parisiens est un exemple de plus du peu de considération du PSG pour ses anciennes gloires.

« Je suis déçu parce qu’au PSG, la reconnaissance des anciens n’existe pas. Je m’en suis déjà rendu compte le soir de PSG-Milan. Je voulais rentrer dans le carré pour le faire visiter à un ami italien et on m’a refusé l’accès », a-t-il à cet effet raconté. Des propos qui ne sont pas ceux qu’il avaient tenus dans les colonnes de L’Equipe l’hiver dernier. « On ne respecte pas assez les gens qui ont servi, porté dignement le maillot. En Espagne avec Butragueno, vice-président du Real Madrid, en Italie avec Paolo Maldini, directeur technique (de l’AC Milan), ou en Allemagne, les clubs font davantage appel à leurs anciens. Mais en France, et pas qu’au PSG, on a tendance à les mettre de côté », avait-il regretté.

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