Le tribunal de San Isidro rendra son jugement dans le procès de la mort de Diego Maradona le 22 décembre, a annoncé l’institution dans la nuit de jeudi à vendredi, après six mois d’audience. Cette annonce a particulièrement ému sa fille aînée, Dalma Maradona, âgée de 39 ans, qui s’est exprimée à la fin des débats.
Invitée à prendre brièvement la parole, Dalma Maradona a déclaré entre les larmes : « Que mon papa, j’espère, ait la justice qu’il mérite (…) comme n’importe quelle personne. » Elle a ajouté : « Pendant ce procès, Gianinna (sa sœur) et moi avons entendu des horreurs et des monstruosités à notre sujet. Nous savions que cela pouvait arriver, nous avons essayé de le vivre du mieux possible. »
Une peine de quatre à 12 ans requise contre six des sept accusés
Au cours de 51 audiences depuis avril, le tribunal a jugé sept professionnels de santé, médecins, infirmiers, un psychiatre et un psychologue, pour des potentielles négligences fatales survenues lors d’une hospitalisation à domicile de l’idole du football argentin. Le principal accusé, le neurochirurgien Leopoldo Luque, considéré à l’époque comme médecin de confiance et, selon ses propres mots, « ami » de Maradona, a redit sa peine lors de sa prise de parole finale. Il a réaffirmé : « Je suis innocent. »
Procès péchier : comment les jurés et la cour délibèrent ?
L’accusation a requis de quatre à 12 ans de prison contre six des sept accusés, la peine la plus lourde étant demandée contre le docteur Luque. Maradona est mort à 60 ans, le 25 novembre 2020, retrouvé sans vie sur son lit, dans une maison de Tigre, au nord de Buenos Aires. Cette demeure avait été louée pour une hospitalisation à domicile, destinée à sa convalescence après une neurochirurgie bénigne.
Les accusés ont adopté des lignes de défense différentes. Certains se sont retranchés derrière leur spécialité, sans rapport selon eux avec les causes cliniques du décès, à savoir une crise cardio-respiratoire couplée à un œdème pulmonaire. D’autres ont invoqué un rôle non décisionnaire auprès de Maradona durant les dernières semaines de sa vie. Dans certains cas, ils ont également affirmé avoir été tenus à l’écart des groupes de messagerie qui relayaient des données de santé.
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