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PSG, la mairie de Paris hausse le ton 

PSG, la mairie de Paris hausse le ton 

Selon la mairie de Paris, le plan des dirigeants qatariens du PSG quant à un avenir loin du Parc des Princes est « absurde ».

Face au refus de la ville de Paris de vendre le Parc des Princes à QSI, le PSG menace purement et simplement de quitter la capitale pour s’établir en banlieue. Absurde, voire impossible selon Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la maire de Paris Anne Hidalgo. « Je ne crois pas possible politiquement et juridiquement la faisabilité de faire construire un nouveau stade proche de Paris », clame ce dernier, ainsi relayé ce vendredi par Le Parisien.

Selon Emmanuel Grégoire, le déménagement du PSG est « une option qui, si elle devait aboutir, prendrait au moins dix ans ». Et de rappeler le contrat d’occupation qui lie le club et la ville de Paris jusqu’en 2043. Donc « l’hypothèse, absurde, pour le PSG, de ne pas utiliser le Parc pour l’équipe masculine… » Ceci étant dit, alors que Nasser Al-Khelaïfi s’est ému dernièrement de la situation sur les ondes de RMC, une volonté de renouer le dialogue existe bel et bien.

Un bail longue durée envisagé

« Nous avons toujours veillé à tendre la main. Nous avons des propositions à faire pour que le club, même s’il n’achète pas le Parc des Princes, puisse valoriser ses investissements. Il faut instaurer un cadre de travail sans prérequis, sans ultimatum. » Et Pierre Rabadan d’insister en sa qualité de conseiller municipal: « On veut arriver à ce que les gens se parlent  ! »

L’idée de la mairie de Paris est de pousser le PSG à signer un bail de location longue durée – jusqu’à 99 ans potentiellement – flanqué d’un loyer modéré pour permettre au PSG de pousser les murs et de conduire les travaux de modernisation des lieux souhaités. « C’est ce qui se fait à Roland-Garros, note Emmanuel Grégoire. La Fédération française de tennis y réalise des investissements de 490 millions d’euros, mais on le loue sur une durée tellement longue, environ 50 ans, qu’ils sont amortis. Les investissements que ferait le PSG seraient de toute façon épuisés en trente ans, après quoi il faudra en faire de nouveau. Ses intérêts seraient donc garantis. »

Et le premier adjoint de conclure: « Vendre, c’est un choix pour l’éternité. Le louer, c’est garantir que le Parc reste un stade de foot, le stade du PSG. Nous sommes tous de passage. Nous sommes les modestes dépositaires d’une longue histoire. Nous proposons une solution qui n’empêche pas le développement sportif du PSG, et en même temps qui permet au Parc des Princes de rester dans le patrimoine commun. »

Pauline Schmitt

Written by Pauline Schmitt

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