Qui paiera les dégâts du Stadium après le TFC-PSG ?
La toiture du Stadium de Toulouse a subi des dommages importants lors du match entre le Toulouse FC (TFC) et le Paris Saint-Germain (PSG), qui s’est tenu le 15 février dernier. Des impacts causés par des feux d’artifice non autorisés ont laissé leur marque sur la structure, soulevant des questions de responsabilité.
Des supporters installés dans le virage Brice-Taton ont célébré l’entrée des joueurs avec des fumigènes et un feu d’artifice, malgré l’interdiction explicite émise par les services de l’État et Toulouse Métropole, propriétaire du site. Les conséquences sont visibles : « À la suite de l’usage pourtant interdit, une centaine d’impacts a été constatée sur 8 des 47 toiles de la toiture », explique la collectivité.
Huit toiles touchées, plainte déposée
Le constat a été rapidement établi grâce à un huissier mandaté par Toulouse Métropole, qui avait récemment rénové le toit pour 3,8 millions d’euros avant la Coupe du Monde de rugby. Bien que les toiles ne soient pas trouées, elles présentent des dégradations sur l’enduit de surface. La métropole attend désormais un devis pour envisager leur remplacement et a déposé plainte contre X pour obtenir réparation.
Une enquête est en cours afin d’identifier ceux responsables des tirs de mortiers. Les policiers doivent analyser les images vidéo pour tenter de déceler les fauteurs parmi la foule compacte. Cependant, comme Bastien, un supporter présent au match, souligne : « Comment peux-tu faire rentrer autant de fumigènes et feux d’artifice à l’intérieur du Stadium ? »
Qui va payer ?
La question se pose : qui sera tenu responsable ? Si les supporters peuvent être désignés comme premiers coupables, la responsabilité pourrait également incomber à ceux ayant permis leur entrée avec ces engins pyrotechniques.
En parallèle aux conséquences judiciaires possibles pour les supporters impliqués, le club fait face à une sanction disciplinaire suite aux événements : fermeture partielle de la tribune Brice-Taton pendant deux matchs, contre Brest et Lille.
Le Toulouse FC refuse catégoriquement ces comportements irresponsables qui entraînent amendes financières conséquentes – chaque utilisation non autorisée coûte environ 1 000 euros. Dans un communiqué adressé à La Dépêche, il réaffirme son engagement envers « le respect total des réglementations en vigueur ».
Nouvelles mesures sécuritaires
Pour éviter que cela ne se reproduise à l’avenir, le club a mis en place diverses mesures préventives telles que contrôles rigoureux et palpations systématiques à l’entrée. En outre, il a sollicité Toulouse Métropole pour installer davantage de caméras afin d’améliorer la sécurité au sein du Stadium.
D’ici là, toutes les parties concernées attendent avec impatience les résultats de cette enquête cruciale : qui est responsable des réparations nécessaires sur ce toit endommagé ?

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