Finale de la Coupe de Belgique : Le Club Bruges triomphe, mais à quel prix ?
Le Club Bruges a remporté la finale de la Coupe de Belgique contre Anderlecht ce dimanche 5 mai avec un score de 2-1. Toutefois, cette victoire est ternie par des incidents racistes liés à certains supporters du club.
Des scènes choquantes ont eu lieu avant et pendant le match, impliquant près de 100 hooligans équipés de matraques et cagoulés. Ces individus, issus d’un groupe ultra-violent du Club Bruges, ont commis des agressions contre des passants et vandalisé des commerces dans le quartier bruxellois de Molenbeek, une zone majoritairement habitée par une communauté musulmane.
Les actes perpétrés sont non seulement violents mais aussi caractérisés par un fond raciste et islamophobe. Des jeunes du quartier ont riposté face aux attaques, blessant plusieurs hooligans au cours des affrontements. Fait surprenant, malgré l’agression subie, certains agresseurs ont reçu secours d’habitantes qui leur apportaient même de l’eau.
Une enquête en cours
La police a procédé à l’interpellation d’environ soixante individus en lien avec ces événements malheureux. Le Club Bruges a vivement condamné ces comportements dans un communiqué et s’est engagé à collaborer avec les forces de l’ordre pour identifier les responsables.
Des sources indiquent que les « North Fanatics 13 », connus pour leurs idéologies d’extrême droite et leurs précédentes provocations (comme des saluts nazis), seraient derrière ces violences. Jean-Michel De Waele, expert en hooliganisme, a exprimé son incompréhension concernant l’absence policière dans une zone où une menace était clairement identifiée.
Il souligne également que Molenbeek ne se situe pas sur le trajet vers le stade : « Il y avait la volonté certaine d’aller chercher les problèmes et d’aller casser de l’Arabe ! »
Alors que le Club Bruges célèbre son titre, comment gérer cette violence endémique qui entache le football belge ?

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