Entraîneur emblématique de la Ligue 1 et de la Ligue 2, Jean-Marc Furlan souffre d’une maladie neurodégénérative dont son épouse, Cécile Traverse Furlan, a décidé de parler publiquement. Dans son livre « Jean-Marc Furlan, le don d’une vie », paru récemment, elle lève le voile sur un mal qui fait peu à peu perdre au technicien la parole et la mémoire.
Ancien défenseur, Jean-Marc Furlan a été promu à cinq reprises de la Ligue 2 à la Ligue 1, un record selon la source. Âgé de 68 ans, il a entraîné Troyes, Strasbourg, Brest, Auxerre, Libourne, Nantes et Caen, où il a exercé pour la dernière fois en novembre 2023. C’est sur les ondes de RMC que Cécile Traverse Furlan, intervenante en psychologie du sport, a expliqué sa décision.
« J’ai compris que je préférais vivre inconfortablement avec la vérité plutôt que d’être dans l’inconfort de tout ce qui pouvait se dire sur lui et qui était complètement erroné », a-t-elle déclaré. Elle affirme avoir remarqué, alors que son mari était sur le banc d’un club, que quelque chose n’allait pas dans son attitude. « Des bulles d’agressivité commençaient à s’exprimer. Je le signalais. Mais comme mon mari a beaucoup de tempérament et qu’il n’a jamais eu besoin d’être malade pour piquer une crise de colère, on me disait : «Cécile, si tu l’avais connu joueur, tu comprendrais.» »
Des crises de nerfs répétées
Le couple, marié depuis vingt ans selon ses propos, a vu le comportement du technicien évoluer. « Mon mari faisait régulièrement des crises de nerfs quand il pensait qu’on mettait son entreprise en insécurité, il allait parfois un peu trop loin mais quand il rentrait à la maison, il était confus, gêné, il avait honte de ce qu’il avait fait et le lendemain il s’excusait », raconte-t-elle. Ce qui l’a alarmée, c’est le changement de nature de ces accès. « Tout à coup, le matin, l’homme que j’aimais partait de la maison avec quasiment l’intention de piquer une colère sur quelqu’un. C’était presque une volonté. »
Pendant longtemps, elle a attribué ces réactions à la pression du football. « Je me disais qu’il était dans une période de grande tension », se souvient celle qui a été témoin des premiers troubles cognitifs de son mari. « On a beaucoup de mal à dater. En fait ça débute par des petites bulles d’agressivité qui éclatent », confie-t-elle.

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