Depuis quelques matchs, José Mourinho se présente avec une épaisse barbe, un changement physique qui coïncide avec une série de quatre victoires en autant de matchs pour le Real Madrid. À la veille du Clasico face au FC Barcelone, prévu dimanche à 21h, l’entraîneur portugais a été interrogé sur ce sujet lors de sa conférence de presse.
Un journaliste lui a demandé s’il était superstitieux. Le technicien a répondu : « Je ne suis pas superstitieux, pourquoi ? J’ai l’air horrible avec la barbe ? Je devrais changer ? Non je suis l’un des seuls dans le foot qui n’est pas superstitieux », provoquant les rires de l’assemblée.
Une série depuis la défaite dans le derby
Le Real avait été battu 2-1 lors du derby madrilène, avant la trêve internationale. Depuis, l’équipe de Kylian Mbappé a enchaîné les succès en Liga contre Villarreal et le FC Séville, puis en Ligue des champions contre l’AS Rome et le RB Leipzig.
En championnat, le Real pointe à la troisième place, à six points du FC Barcelone, son adversaire de dimanche. Mourinho refuse de faire de cette rencontre le test ultime pour savoir si son équipe peut gagner des titres cette saison. « Ce n’est pas le cas, le Real gagne des titres avec Mourinho », a-t-il simplement lâché.
Un projet à ses débuts
Le coach, âgé de 63 ans, rejette également toute comparaison entre son équipe et celle du Barça. « Cela fait trois mois que nous travaillons ensemble. Si l’on retire la pré-saison et les trêves internationales, nous n’avons travaillé qu’un mois et demi. Loin d’être un produit fini, nous sommes un projet qui en est à ses débuts. Nous sommes dans une phase initiale où l’entraîneur apprend à connaître les joueurs, analyse, défend certaines orientations… Les joueurs apprennent également à me connaître. Je ne trouve pas juste de comparer une équipe comme la nôtre à une autre qui travaille ensemble depuis plusieurs années. »
Mourinho n’a pas souhaité répondre aux questions concernant le système ou le plan de jeu. Il a toutefois indiqué qu’il n’y aura pas de plan spécial contre Lamine Yamal, qu’il qualifie de « grand joueur ». « Une chose est de respecter l’adversaire, une autre est de modifier ses plans ou d’oublier sa propre identité. Nous ne le ferons pas, ni face à lui ni face à un autre adversaire de grande qualité. »

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