OL : John Textor et Jean-Michel Aulas en pleine guerre des chiffres
Le nouveau président de l’OL, John Textor, s’est retrouvé au cœur d’une tempête médiatique avec son prédécesseur, Jean-Michel Aulas. Les deux hommes s’accusent mutuellement d’être responsables du gouffre financier qui affecte le club rhodanien.
Pression maximale sur Textor
À quelques jours de la fin de la saison, Textor est soumis à une pression intense. La Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) en Ligue 1, le gouvernement britannique et l’UEFA surveillent de près la situation financière du club. Cette pression est liée à un déficit alarmant dont l’homme d’affaires américain a hérité lors de son rachat.
Pour sa défense, Textor rappelle avoir repris un club lourdement endetté, affirmant qu’il « paye le prix des erreurs du passé ». En réponse, Aulas admet qu’il y avait des passifs mais souligne également que l’OL disposait « 800 à 900 millions d’actifs » avant sa vente en décembre 2022. Il accuse même son successeur d’avoir presque doublé cette dette depuis son arrivée.
Qui est responsable ?
La tension entre les deux hommes ne faiblit pas. Dans un communiqué récent, Textor a déclaré : « L’OL fait partie d’une société cotée en bourse et nos résultats financiers sont publiés et transparents ». Il conteste les allégations d’Aulas concernant la dette : « Contrairement aux déclarations de M. Aulas, la dette dont nous avons hérité n’a relativement pas changé ».
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon les derniers documents financiers publiés au 31 mars 2025, l’actif était estimé à 826 millions d’euros, contre seulement 686 millions d’euros lors du rachat par Eagle Football Holding.
En outre, il révèle que plus de 300 millions d’euros de dettes étaient dues à court et moyen terme, incluant des prêts garantis par l’État et une facilité de crédit renouvelable. De plus, il mentionne avoir injecté une recapitalisation urgente de 86 millions d’euros pour stabiliser le club.
Des avertissements ignorés ?
L’ancien dirigeant a également été interpellé par la DNCG avant le changement de contrôle : « La DNCG avait émis un avertissement indiquant que l’OL était fortement sous-capitalisé », précise-t-il. Ces éléments soulèvent des questions sur les responsabilités financières dans ce dossier délicat.
Comment cette lutte pour la vérité influencera-t-elle l’avenir immédiat du club ?

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