Le TFC contre Troyes : pourquoi Casseres et Jorgensen ont été moins inspirés

Le TFC contre Troyes : pourquoi Casseres et Jorgensen ont été moins inspirés

Toulouse n’a pas su enchaîner une deuxième victoire à domicile, samedi 25 octobre en Ligue 1, en se contentant d’un match nul sans but face à Troyes, avant-dernier du championnat. Face à une équipe aubraise qui restait sur cinq défaites de suite, le TFC a été moins séduisant que d’habitude, notamment en seconde période, avec des leaders techniques moins inspirés que d’ordinaire.

L’occasion était belle pour les Violets, qui accueillaient Troyes plus d’un mois après leur dernier match au Stadium et leur première victoire à domicile, poussive, face au Havre (3-2). Après avoir dominé Lyon et archi-dominé Lille à domicile sans gagner, Toulouse pouvait espérer une victoire nette et large. Mais après avoir remonté deux buts à Monaco (2-2) et battu Le Mans (3-0) ces dernières semaines, les hommes de Jens Berthel Askou sont restés muets devant un public que l’on a déjà connu plus emballé.

Des leaders en retrait

Contrairement à leurs premiers matchs à domicile, les Toulousains ont été moins dominateurs, moins agressifs et moins flamboyants que face à l’OL et au Losc, dans une rencontre où l’adversaire cherchait surtout à se rassurer. Cristian Casseres, en dessous de ses standards, et ses coéquipiers ont perdu une partie de leur énergie. Ils n’ont pas non plus été aidés par Thomas Jorgensen, pourtant habituel maître à jouer, qui a beaucoup manqué de tirs, de passes et de duels, empêchant à plusieurs reprises son équipe de créer des situations dangereuses.

Les Violets y sont tout de même parvenus, principalement en première période, nettement meilleure que la seconde. La plus grosse occasion revient à Casper Tengstedt : idéalement trouvé par Aron Dönnum, le Danois, auteur de cinq buts lors des quatre derniers matchs, il a frappé sur Hillel Konaté sorti à sa rencontre, mais aurait certainement pu mieux placer sa frappe (24e minute). Âgé de 31 ans, le gardien burkinabé, passé par Boulogne, Valenciennes et Châteauroux, disputait son tout premier match de Ligue 1. Il avait déjà mis en échec Dönnum et Tengstedt dans la même minute (13), sur les deux premières occasions franches toulousaines, et a été l’homme du match, à défaut d’autres joueurs très brillants sous la légère pluie toulousaine.

Une seconde période plus confuse

Le TFC a été beaucoup plus brouillon après la pause. Alors qu’il a marqué 11 de ses 12 buts en seconde période depuis le début de la saison, la magie des vestiaires n’a cette fois pas opéré. « On a pourtant changé des choses », a expliqué Jens Berthel Askou, qui a évoqué le positionnement plus haut de ses latéraux, efficace jusqu’à la sortie sur blessure de Rafik Messali, touché à la cuisse.

« Après ça, on a un peu perdu le momentum », a regretté l’entraîneur danois, qui ne pouvait pas compter sur Sion Oppong, buteur à Monaco mais blessé. « Mais je n’ai pas la sensation que l’on avait besoin de changer énormément de choses. On se créait des occasions en première période ; il nous a juste manqué de la qualité, et un peu de rythme. Si nous avions marqué à la fin du match, tout le monde aurait dit que c’était un bon match, avec du contrôle, et assez d’occasions pour gagner. » Le TFC se rendra au stade Vélodrome de Marseille dans une semaine.

Written by Jérome Zenou

Journaliste sportif avec un faible assumé pour les tribunes du Parc des Princes, je vis et respire football. Entre analyses tactiques et frissons de dernière minute, je décrypte chaque match comme un roman haletant. Fidèle supporter du PSG, je garde pourtant l’œil objectif pour raconter le football dans toute sa vérité, des terrains boueux de district aux lumières de la Ligue des champions.

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