Les portiers maudits de Manchester United : retour sur des erreurs marquantes
Roy Carroll, Mark Bosnich, Massimo Taibi, et Fabien Barthez ont tous laissé une empreinte indélébile, mais souvent négative, dans l’histoire récente de Manchester United. Retour sur leurs parcours chaotiques au sein du club.
Roy Carroll : le souvenir amer des bourdes
Arrivé en tant que doublure de Fabien Barthez, Roy Carroll remporte une Premier League en 2003 et une FA Cup en 2004. Cependant, la saison 2004-2005 tourne au cauchemar lorsqu’il est désigné pour rivaliser avec Tim Howard. Ses erreurs lors d’un match contre l’AC Milan et un lob mémorable de Pedro Mendes face à Tottenham lui valent d’être surnommé « cagadeur ». Après cette période difficile, il connaît des années d’errance marquées par des addictions avant de se retirer à 45 ans après un passage à l’Olympiakos.
Mark Bosnich : entre talent et dérives
Mark Bosnich, recruté deux fois par Sir Alex Ferguson, n’a jamais réussi à s’imposer durablement. Dans son autobiographie publiée en 2013, Ferguson déclare : « Mark n’était absolument pas professionnel. Son niveau d’entraînement et son degré de forme étaient trop bas par rapport à nos attentes. » En réponse, Bosnich affirme qu’il reste « le seul joueur qu’il a recruté deux fois dans son histoire à Manchester United. » Malgré ses talents évidents, ses retards fréquents et son comportement extravagant ne correspondent pas aux exigences du club.
Massimo Taibi : le vénitien aveugle
Le mercato estival de 1999 voit Massimo Taibi débarquer pour cinq millions d’euros après le départ de Peter Schmeichel. Sa carrière commence mal avec une bourde monumentale face à Southampton où il laisse passer un tir anodin entre les jambes. Avec seulement quatre matchs joués avant de partir pour la Reggina, il reçoit rapidement le surnom peu flatteur de « Blind Venetian ».
Fabien Barthez : entre gloire éphémère et déclin
Recruté pour résoudre les problèmes dans les buts mancuniens après le départ de Schmeichel, Fabien Barthez arrive avec un prix record (12 millions d’euros). Malgré un titre dès sa première saison en Angleterre, il subit un long déclin marqué par des performances irrégulières qui agacent certains coéquipiers comme Gary Neville qui confie : « Il encaissait beaucoup trop de buts faciles. » Ses errances lors des quarts contre le Real Madrid sont restées gravées dans les mémoires.
John O’Shea : sauveur inattendu
En février 2007 contre Tottenham (4-0), Edwin van der Sar sort sur blessure laissant place à John O’Shea qui doit garder les cages durant quelques minutes critiques. Bien que décrié par certains coéquipiers comme Roy Keane (« clown »), O’Shea réussit finalement à faire bonne figure face aux attaques adverses.
La question reste désormais ouverte : quel sera l’avenir des gardiens chez Manchester United ?

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