Yehvann Diouf répond aux critiques après son match incroyable contre Brest : de zéro à héros

Yehvann Diouf répond aux critiques après son match incroyable contre Brest : de zéro à héros

Critiqué depuis plusieurs semaines pour ses prestations sous le maillot de l’OGC Nice, Yehvann Diouf a vécu toutes les émotions, vendredi soir, sur la pelouse de Brest (2-1). Le gardien niçois a commis une erreur grave en début de match avant de repousser un penalty en toute fin de rencontre, ce qui a permis à son équipe de conserver les trois points.

Dans la semaine, son directeur sportif avait pris sa défense en conférence de presse. « Je voulais juste, sans en faire une montagne, apporter tout notre soutien à Yéhvann Diouf », a-t-il déclaré, dénonçant « un petit acharnement contre lui, que ce soit dans la presse ou sur les réseaux sociaux ». Il a également souhaité que le gardien ne soit pas sifflé lorsqu’il entrera sur le terrain à l’échauffement, estimant que « on se tirerait une balle dans le pied » dans le cas contraire.

Sur le terrain, l’ancien Rémois a d’abord semblé donner raison à ses détracteurs. Dès la 15e minute, une énorme hésitation devant sa surface a permis à Ludovic Ajorque de lui subtiliser le ballon et d’ouvrir le score dans le but vide. Quelques minutes plus tard, une nouvelle approximation aurait même pu coûter un deuxième but aux Aiglons.

Nice a ensuite complètement renversé la rencontre en seconde période. Dans les dernières minutes, Diouf a repoussé le penalty tiré par Kenny Lala, le tireur brestois, préservant ainsi les trois points de son équipe.

Un arrêt décisif après une erreur reconnue

Au micro de Ligue 1+, le portier niçois a d’abord tenu à saluer ses partenaires, dont le soutien après sa première erreur l’a profondément marqué. « C’est collectif ce soir. Le penalty, je l’arrête car quand je fais l’erreur, tout le monde vient me voir. Depuis que je joue au foot, ça ne m’est jamais arrivé de voir toute l’équipe venir me soutenir après une erreur. »

Concernant son arrêt, Diouf a expliqué avoir étudié les habitudes du tireur mais avoir surtout fait confiance à son instinct. « Je savais que Lala avait marqué tous ses penalties avec une course assez lente. Je l’ai fait au feeling, avec des feintes et le bon timing. Heureusement pour moi, il tire du côté que j’ai choisi. » Il a affirmé avoir gardé une certaine sérénité : « C’est toujours le tireur qui a le plus de pression. »

Lucide, le gardien n’a pas cherché à fuir ses responsabilités sur son erreur initiale. Alors que Nice cherche à construire ses actions depuis l’arrière, il a reconnu avoir pris un risque inutile. « Le coach veut qu’on relance court, mais pas à n’importe quel prix. Au début, je veux dégager et après, je vois un autre joueur donc je décide de me mettre sur mon pied gauche. J’aurais dû rester sur mon idée première. » Il estime devoir prendre ses décisions plus rapidement : « Je suis gardien, ma limite doit être plus basse que celle de mes défenseurs centraux. »

Des critiques qu’il dit accepter

Le gardien sénégalais est aussi revenu sur les nombreuses critiques qui accompagnent ses prestations depuis plusieurs semaines. Pris pour cible par une partie des supporters niçois, qui lui reprochent notamment certaines erreurs, Diouf assure avoir appris à composer avec cette pression. « Les critiques, on en subit tous, en tant que footballeur ou autre. Ça fait partie de la vie et du métier. On ne peut pas plaire à tout le monde. »

Il a par ailleurs remercié sa direction pour son soutien public. « Le fait que le directeur sportif me défende publiquement, ça m’a fait plaisir. On est unis, des joueurs à la direction. Les supporters l’ont en travers de la gorge depuis la saison dernière. Quand on prend des buts, on accuse le gardien. Parfois, c’est à juste titre, parfois, c’est facile. »

Après avoir été tout proche de précipiter la défaite des siens, Yehvann Diouf a finalement offert une victoire précieuse à Nice.

Written by Jérome Zenou

Journaliste sportif avec un faible assumé pour les tribunes du Parc des Princes, je vis et respire football. Entre analyses tactiques et frissons de dernière minute, je décrypte chaque match comme un roman haletant. Fidèle supporter du PSG, je garde pourtant l’œil objectif pour raconter le football dans toute sa vérité, des terrains boueux de district aux lumières de la Ligue des champions.

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