Ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Aziz Derouaz a évoqué sa carrière d’entraîneur, son passage au ministère et plusieurs sujets controversés dans un entretien accordé au journal Echorouk, puis lors de son passage à l’émission « Offside » sur Echorouk News. Il y plaide pour un projet professionnel global, qui commencerait par le football et concernerait ensuite les autres disciplines.
Des titres avec l’équipe de handball
Ancien entraîneur de l’équipe nationale de handball, Derouaz associe ses années de travail à la décennie 1980, au cours de laquelle la sélection a remporté cinq titres africains consécutifs. Il rappelle aussi la médaille d’or obtenue aux Jeux méditerranéens de 1987 et l’argent décroché en 1983 lors de la même compétition. Selon lui, ces résultats résultent d’un travail de fond mené avec plusieurs techniciens, dont Hassan Khodja Fadhel, Bezzar Farouk et Jaafar Yefsah.
Il affirme avoir également contribué à la création de la sélection des juniors, dont la première participation internationale aurait été la Coupe d’Afrique disputée au Nigeria en 1980. Il regrette le recul du handball algérien au cours des années 1990 et au début des années 2000, qu’il attribue à plusieurs causes, sans toutes les détailler, et dénonce la volonté de certaines personnes d’effacer l’histoire de cette période.
Un projet professionnel abandonné
Lorsqu’il dirigeait le ministère durant la seconde moitié des années 1990, Derouaz dit avoir lancé un projet de professionnalisation du football. Celui-ci reposait sur une stratégie de cinq ans suivie de deux années complémentaires, commençant par l’amélioration des infrastructures, puis la formation d’une élite. Il prévoyait notamment une division professionnelle de 12 clubs, placée sous la supervision d’un groupement professionnel.
Selon l’ancien ministre, ce projet a été annulé dès son départ du ministère, malgré les efforts consentis. Il dit en éprouver des regrets, sans que d’autres raisons soient précisées dans l’entretien.
Blatter, Madjer et l’équipe nationale de football
Derouaz affirme que l’Algérie a pesé dans l’élection de Sepp Blatter à la présidence de la FIFA, pour succéder à João Havelange. Selon lui, Blatter hésitait à prendre le risque de se présenter, tandis que le président de la CAF, feu Issa Hayatou, penchait pour le président de l’UEFA. L’Algérie aurait alors organisé une rencontre réunissant le Conseil sportif africain, au terme de laquelle 25 voix se sont portées sur Blatter.
Concernant Rabah Madjer, Derouaz dit entretenir avec lui des relations « normales et bonnes ». Il qualifie de simple « mise en scène » la déchirure d’un contrat lors d’une émission télévisée. Il précise que le ministère n’était pas opposé à Madjer, mais à la méthode de sa désignation par un bureau de la FAF qu’il juge illégitime, après la démission du regretté Dhiabi, lequel aurait perdu sa qualité de membre. Il dit avoir souhaité que Madjer soit nommé régulièrement, aux côtés d’un entraîneur étranger.
Reconnaissance et attachement à Alger
Derouaz rappelle que l’ancien président Liamine Zeroual lui a accordé toute sa confiance et l’a encouragé à travailler sans pression. Il salue aussi le président Tebboune, qui a fait appel à ses services lors des Jeux méditerranéens organisés à Oran. Il explique enfin que le professionnalisme exige des moyens financiers importants, une gestion efficace et des infrastructures adaptées.
Né à Belcourt, il se déclare supporter de la Mouloudia d’Alger, tout en respectant les autres clubs algériens, dont le MC Alger, la JS Kabylie et l’USM Alger, qu’il a soutenus pendant son enfance.

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