Hugo Gatti, légendaire gardien argentin, est décédé en Argentine

Hugo Gatti, légendaire gardien argentin, est décédé en Argentine

Hugo Gatti, emblématique gardien de but argentin surnommé « El Loco », est décédé ce lundi matin à l’âge de 80 ans. Il a succombé à une pneumonie et des complications d’insuffisance cardiaque et rénale après deux mois d’hospitalisation à Buenos Aires suite à une fracture du bassin. Gatti a marqué le football argentin pendant plus de deux décennies, jouant entre 1962 et 1988 un total de 783 matchs avec des clubs prestigieux tels que le Club Atlético Atlanta, River Plate, Gimnasia La Plata, l’Unión de Santa Fe et Boca Juniors.

Avec les Xeneizes, il a disputé 381 matchs, devenant ainsi le portier le plus capé du club et se classant comme le deuxième joueur ayant joué le plus de rencontres dans son histoire. Il est célébré pour sa technique unique qui a révolutionné le poste de gardien en Amérique du Sud. Son style audacieux lui a valu un statut iconique : « Murió el Loco Hugo Orlando Gatti. »

Adiós al arquero que revolucionó su puesto desde la vincha y las bermudas hasta su talento para jugar con los pies », ont déclaré ses fans sur les réseaux sociaux.

Le vainqueur de la coupe du monde luis galvan décède à l’âge de 77 ans tandis que les hommages a

Une carrière hors norme

Rare figure à avoir porté les couleurs des rivaux historiques River Plate et Boca Juniors, Gatti a remporté la Copa Libertadores en 1976, arrêtant le tir au but décisif face à Cruzeiro. Ce parcours exceptionnel lui a permis d’être aimé par les supporters des deux clubs.

Sa personnalité excentrique ne passait pas inaperçue : il n’hésitait pas à traiter Diego Maradona de « petit gros » alors que ce dernier débutait avec Argentinos Juniors ou encore à s’asseoir près de son poteau pour bronzer durant les matchs. De plus, il avait fait broder son nom sur son maillot dans une époque où seuls les numéros étaient affichés. Ses anecdotes sont tout aussi marquantes : il aurait offert une passe décisive lors d’une chevauchée incroyable ou encore simulé une blessure pour éviter la Coupe du monde 1978 sous la dictature militaire.

Selon ses dires, il serait même responsable de l’introduction des ballons oranges après avoir eu du mal à voir un ballon blanc durant un Superclásico en 1986, gêné par les confettis lancés par les supporters. Que restera-t-il désormais de cet homme qui aura tant marqué l’histoire du football argentin ?

Written by Jérome Zenou

Journaliste sportif avec un faible assumé pour les tribunes du Parc des Princes, je vis et respire football. Entre analyses tactiques et frissons de dernière minute, je décrypte chaque match comme un roman haletant. Fidèle supporter du PSG, je garde pourtant l’œil objectif pour raconter le football dans toute sa vérité, des terrains boueux de district aux lumières de la Ligue des champions.

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