Leonardo Balerdi a quitté l’OM pour l’AS Roma à la fin du mercato estival, mais son dossier reste ouvert à la Commanderie. Peu utilisé par Gian Piero Gasperini, le défenseur argentin conditionne pourtant le versement de 13 millions d’euros à l’Olympique de Marseille, et son temps de jeu y joue un rôle central.
- Le transfert de Balerdi à la Roma dépend de conditions liées aux performances et au temps de jeu.
- Il n'a joué que 342 minutes, ce qui met en doute la réalisation du critère principal pour l'achat obligatoire.
- Son arrivée tardive et le contexte tactique compliquent son intégration à Rome.
- Marseille espère récupérer ces 13 millions tout en évitant un retour compliqué pour Balerdi.
Un prêt payant, puis une option d’achat de 13 millions
Le montage bouclé le 30 août se déroule en deux étapes. La Roma a d’abord réglé environ un million d’euros pour un prêt payant. Vient ensuite une option d’achat de 13 millions, qui deviendra obligatoire à l’issue de la saison 2026-2027 si deux conditions sont remplies : une Roma qualifiée au minimum pour la Ligue Europa, ce qui revient en pratique à finir dans le top 5 de Serie A, et un seuil de minutes jouées par l’Argentin dont le chiffre exact n’a pas été rendu public.
Le premier critère ne fait guère trembler Marseille. Après sept journées, les Giallorossi restent invaincus, avec 17 points, cinq victoires et trois buts encaissés. Seuls l’Inter et la Lazio, avec 19 points, font mieux.
React a balerdi qui signe en prêt à la roma
342 minutes jouées, le point faible du dossier
Le second critère apparaît beaucoup plus fragile. Depuis la reprise, Balerdi totalise environ 342 minutes : quatre apparitions en championnat, dont deux titularisations, et une entrée en jeu en Ligue des champions. À ce rythme, l’ancien capitaine olympien reste un joueur de rotation dans une arrière-garde qui tourne déjà très bien sans lui.
Son arrivée tardive pèse aussi. Débarqué à Rome le dernier week-end du mercato, il a manqué toute la préparation estivale, alors que la défense à trois de Gasperini repose sur un marquage individuel exigeant, long à assimiler.
Le contraste avec ses dernières saisons sur la Canebière est frappant. Six ans au club, le brassard sous Roberto De Zerbi, le statut de joueur le plus capé de l’effectif : le défenseur n’avait plus l’habitude du banc. Après son départ, il avait d’ailleurs reconnu être trop content de quitter Marseille pour relancer sa carrière.
Des comptes sous surveillance et un effectif encombré
L’été a pourtant rapporté gros au club phocéen, avec les ventes de Medina, Rulli, Greenwood, Aubameyang et Timber. Mais la DNCG garde un œil attentif sur les comptes, et de nouvelles sanctions ne sont pas exclues l’été prochain. Stéphane Richard et Grégory Lorenzi comptent donc sur ce transfert définitif pour respirer.
Un retour de Balerdi poserait en plus un casse-tête sportif. Bruno Genesio dispose déjà d’Aguerd, Meïté, Egan-Riley, Kondogbia, Cornelius et du jeune Koum dans l’axe. Récupérer un salaire supplémentaire à un poste déjà encombré, sans toucher les millions espérés, serait le pire scénario pour la direction.
Il reste 31 journées de Serie A à l’Argentin pour gagner la confiance de Gasperini. Chacune d’elles rapprochera ou éloignera un peu plus l’OM de ses 13 millions.

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