L’ancien international algérien Hadou Moulay, également entraîneur, s’est exprimé dans un entretien accordé au journal Echorouk. Il y appelle la sélection nationale au calme et à la stabilité, et évoque le cas du joueur Rayan Aït-Nouri, estimant qu’un différend peut être réglé lors d’une rencontre amicale.
Le message sur Rayan Aït-Nouri
Invité de la chaîne Echorouk News dans l’émission « Offside », présentée par Yacine Maâloumi, Hadou Moulay a affirmé que la sélection avait besoin de sérénité et que tout problème devait être traité avec sagesse. Selon lui, l’affaire Aït-Nouri a pris plus d’ampleur qu’elle ne le méritait, et il cite le proverbe populaire « la lamentation est grande, mais le mort est une souris ». Il estime également que l’équipe nationale a besoin des services du joueur, qui évolue en Premier League anglaise avec Manchester City.
Une carrière entre Oran et Alger
Révélé dans le championnat national durant les années 1990 et au début des années 2000, Hadou Moulay a débuté à l’Association d’Oran à l’âge de 10 ans, et y est resté neuf ans. Il a rejoint le MC Oran à 19 ans, après une offre du feu Bellaqassem Limam, sans que son père n’intervienne dans son parcours. Il affirme avoir bénéficié du soutien des encadrants de l’Association d’Oran, notamment de son président Ben Dedach.
Au MC Oran, il a joué dix saisons consécutives et remporté quatre titres. Il a ensuite rejoint l’USM Alger, après un contact de l’entourage du club surnommé « Soustara », notamment du président Aliq et de l’entraîneur feu Noureddine Saâdi, pour deux saisons et demie. Il est revenu au MC Oran avant de mettre un terme à sa carrière, alors qu’il aurait pu la poursuivre dans de bonnes conditions. Il rapporte avoir inscrit, à certaines occasions, 11 buts avec l’USM Alger.
Hadou Moulay dit avoir reçu plusieurs propositions au sommet de sa carrière, dont un intérêt de la JS Kabylie, alors dirigée par le feu Hanachi, ainsi que des offres de l’étranger, notamment de Montpellier en Ligue 1. Selon lui, un agent serait à l’origine de son absence de professionnalisation.
Souvenirs en sélection
Hadou Moulay dit être fier de son parcours avec l’équipe nationale, avec 56 matchs disputés. Il a été présent lors des CAN 2000,2002 et 2004. Il estime toutefois que la sélection ne disposait pas des moyens nécessaires pour briller à l’époque, comme le montre, selon lui, la modeste participation aux phases finales de la CAN à la fin des années 1990 et au début des années 2000.
Il revient aussi sur la CAN 2004, organisée en Tunisie, et sur un différend ancien avec Rabah Saâdane. Il affirme avoir été désigné pour être titulaire dès le premier match contre le Cameroun, avant que son nom ne soit retiré à la dernière minute. Selon ses propos, il était le seul joueur évoluant au poste d’arrière gauche. Devenu entraîneur, il dit avoir fini par accepter ce choix, car, estime-t-il, les décisions du technicien doivent être respectées quels que soient les résultats. Hadou Moulay a d’ailleurs connu plusieurs expériences d’entraîneur aux côtés de son collègue Bilal Dziri, la dernière mentionnée étant la direction de l’USM Khenchela, à la fin d’une saison puis au début de la suivante.

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