TFC : Thomas Jorgensen, le meneur de jeu qui enchante Toulouse, se dit "un gars danois normal"

TFC : Thomas Jorgensen, le meneur de jeu qui enchante Toulouse, se dit  "un gars danois normal" 

Thomas Jorgensen, 21 ans, est déjà indispensable au TFC. Le meneur de jeu danois, arrivé fin août en Haute-Garonne, compte huit titularisations, deux buts et deux passes en Ligue 1, après un parcours marqué par quelques doutes surmontés grâce à sa famille.

Thomas Jorgensen ne connaît pas encore de bon coin de pêche autour de Toulouse, mais cela ne devrait pas tarder. « Je viens d’acheter une canne, j’aimerais m’y mettre », glisse le Danois, qui aime aussi travailler son swing sur les greens de golf lorsqu’il a un peu de temps libre. Il a quitté son pays natal pour la première fois en rejoignant la Haute-Garonne, après une enfance qu’il décrit comme heureuse. « Je suis un gars danois normal », sourit-il.

Ce garçon ordinaire est pourtant « très vite tombé amoureux du football », en suivant les traces de son père, joueur amateur, et de son grand frère Casper, milieu de terrain du FC Fredericia, en deuxième division danoise. « Ma vie a toujours tourné autour du foot, et ma famille m’a toujours soutenu », raconte-t-il. Il dit avoir conscience d’être « aujourd’hui à une place où beaucoup rêveraient d’être ».

Des doutes à Copenhague

Avant de s’imposer dans le championnat de France, Jorgensen a connu des moments « plus compliqués », où la présence de ses proches a beaucoup compté. Il n’a pas réussi à s’imposer au FC Copenhague, son club formateur, ce qui a représenté « mon plus grand moment de doute », confie le numéro 8 du TFC. Il a alors choisi de repartir d’un peu plus bas, à Viborg, où il a explosé avant de signer à Toulouse.

« Ça a joué sur ma confiance de ne pas m’imposer à Copenhague, j’ai dû passer outre, travailler plus fort. Deux ans plus tard, être ici, c’est génial. Tout le monde ne croyait pas en moi, mais aujourd’hui je récolte les fruits de mon travail, et j’en profite », affirme le milieu de terrain. Un portrait plus complet de la recrue est disponible ici.

« Bluffé » par son intégration

Il avait déjà été convoqué en juin, sans jouer, et son idole est Christian Eriksen. Jorgensen a finalement connu sa première sélection avec l’équipe A lors de la dernière trêve internationale, le 24 septembre contre la Norvège.

Son entraîneur et compatriote Jens Berthel Askou, « bluffé » par son intégration si rapide dans le championnat de France, l’a titularisé après seulement trois entraînements. « C’est quelqu’un de très ouvert, avec qui il est facile d’entretenir des relations, et ça a aidé son intégration dans l’équipe », souligne le technicien.

Cette intégration réussie est, selon l’article, « un peu difficile à expliquer ». « Mais ça me fait du bien de savoir que le club croit en moi, ça aide à construire ma propre confiance », tente le joueur, pour qui le TFC a dépensé, selon différentes sources, 7,5 millions d’euros, plus 1,5 million d’euros de bonus. « Le fait d’avoir un coach danois, un capitaine danois (Rasmus Nicolaisen), un buteur danois (Casper Tengstedt) c’est aussi un plus pour comprendre chaque consigne tactique et se sentir bien sur le terrain. »

Déjà indéboulonnable dans le onze de départ, Thomas Jorgensen, qui, comme sa famille, « aime beaucoup Toulouse », pense être au bon endroit pour poursuivre sa progression. Beaucoup d’observateurs lui prédisent une grande carrière.

Written by Jérome Zenou

Journaliste sportif avec un faible assumé pour les tribunes du Parc des Princes, je vis et respire football. Entre analyses tactiques et frissons de dernière minute, je décrypte chaque match comme un roman haletant. Fidèle supporter du PSG, je garde pourtant l’œil objectif pour raconter le football dans toute sa vérité, des terrains boueux de district aux lumières de la Ligue des champions.

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