Younès Belhanda en veut toujours à Walid Regragui : "Tu vois jusqu'où est montée la haine"

Younès Belhanda en veut toujours à Walid Regragui : "Tu vois jusqu’où est montée la haine" 

Invité du Riolo Club, le milieu de terrain marocain d’Al-Sailiya (Qatar), Younès Belhanda est revenu sur sa carrière internationale avec les Lions de l’Atlas. Il a notamment exprimé sa rancœur envers l’ancien sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, qui l’a privé de la Coupe du monde 2022. Le Maroc a atteint les demi-finales de ce Mondial, battu par la France (2-0), mais Belhanda n’a pas participé à cette campagne, Regragui ne l’ayant pas retenu dans son groupe pour le Qatar, pays hôte.

Une espérance déçue

« Jusqu’à maintenant je lui en veux », a déclaré l’ancien milieu de Montpellier et de Nice, âgé de 32 ans à l’époque. « Je n’ai pas compris. » Il avait pourtant repris espoir lorsque Regragui avait succédé à Vahid Halilhodzic. « Je sortais d’une période de deux durant laquelle je n’avais pas été appelé en sélection. J’étais très proche de Walid. Je l’ai eu comme adjoint et on se parlait souvent. Il m’appelle lors de la sélection juste avant la Coupe du monde. Il m’a donné cet espoir. Ça ne m’a pas abattu mais ça m’a fait quelque chose. »

« Je l’appelle et il ne répond pas… »

Belhanda reproche surtout à Regragui de ne pas lui avoir donné d’explication. « Le jour de la liste je l’appelle et il ne répond pas. Donne juste une explication. T’es un bonhomme, tu me dis : «Younès, je fais des choix.» Je n’ai pas 15 ans. J’avais 32 ans. Je l’aurais compris et la pilule serait passée. Mais pas un appel, rien ! Ça a été très douloureux. Ce n’est pas passé. »

Depuis la Coupe du monde 2022, Belhanda n’a toujours pas obtenu d’explication. Cette déception l’a éloigné des Lions de l’Atlas : il dit ne pas avoir suivi la compétition, qu’il décrit en ces termes : « Je m’en foutais. Je ne regardais même pas. » Il affirme ne s’être de nouveau passionné pour l’équipe nationale que lorsque Walid Regragui « est parti ». Interrogé sur la finale de la dernière CAN face au Sénégal, il répond : « Je l’ai regardée mais pas comme je regarde une équipe du Maroc », avant de conclure, amer : « Tu vois jusqu’où la haine est montée. »

Written by Jérome Zenou

Journaliste sportif avec un faible assumé pour les tribunes du Parc des Princes, je vis et respire football. Entre analyses tactiques et frissons de dernière minute, je décrypte chaque match comme un roman haletant. Fidèle supporter du PSG, je garde pourtant l’œil objectif pour raconter le football dans toute sa vérité, des terrains boueux de district aux lumières de la Ligue des champions.

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